CAMP MIRELOUP du 05 au 09 Juillet 2010

 

Lundi 5 juillet

Super, c’est aujourd’hui que débute le camp à Mireloup !

 

Mais où est ce ?

C’est en direction de Saint Malo, entre le Tronchet et Miniac-Morvan, à proximité de la mer et de la Rance.

 

Et qui sont les participants ?

 

D’abord   il y a les enfants : Tanguy, Jimmy, Marie, Colombe, Zoé, Amaël, Violette, Carla, Médéric, Camille, Louna, Thibault, Tanguy, Lila, Johnny, Chloé.

 

Et puis les ânes : Orion, Quinto, Albane, Quazar et Mandarine qui broutent bien à l’aise dans le champ prêté par Josée. Une grosse meule de foin est à leur disposition. Pour la sécurité de tous, Jean Michel et Jean Guy ont installé une clôture électrique.

 

Mais aussi les accompagnateurs : Jean Michel, Guy, Nicole, Marie Thérèse.

Et même un apprenti accompagnateur : Sacha.

 

Et les cuisinières ?

Ce sont Elise et Ginette.

 

Et qui accueille tout ce monde ?

C’est   Catherine la maîtresse de maison qui veille à tout et facilite l’installation dans cette jolie propriété des « Amis de la Nature »

 

Il est 10H30, parents et enfants débarquent, visitent le domaine , prennent possession des installations et vont saluer leurs amis les ânes .D’ailleurs, ceux-ci connaissent déjà les lieux car Jean Michel , Dominique et Jean Guy les ont convoyés hier, dimanche.

Après l’installation, c’est l’heure du pique nique… C’est très bon, mais on est pressé, la première balade est très attendue.

Et ça y est, le beau temps au rendez- vous, les ânes harnachés, on démarre, direction la maison de Surcouf et l’abbaye du Tronchet. Et là surprise !  

 

Une exposition « arts plastiques » d’objets de toute nature en matériaux de récupération et fabriqués par les enfants des écoles du voisinage, fascine petits et grands.

Au retour (environ 7 kms) douches et dîner suivi de la veillée : jean Michel explique des notions de sécurité dont le fonctionnement des extincteurs. Puis on distribue les dossiers à personnaliser. On y insère les feuilles de chants et on chante…

 

 

Mardi 6 juillet

Elise et Ginette ont préparé le pique-nique. On place le tout dans les deux carrioles.

En route… Aujourd’hui, on va jusqu’à l’étang de Beaufort.

On en longe les abords, grenouilles et sauterelles jaillissent sous nos pas, deux cormorans font le guet, un grèbe huppé pique du bec. On va jusqu’au barrage, belle retenue d’eau qui ne peut nous laisser croire qu’un village y a été englouti.

 

C’est l’heure du pique-nique, Jean Michel libère un peu les ânes.  Quazar, Mandarine et Quinto en profitent pour faire une petite fugue… Pas de quoi stresser notre chef ânier qui les fait vite revenir dans le droit chemin !

Nous allions maintenant visiter la chèvrerie.

La propriétaire nous accueille. Oh là, là que de recommandations ! Pas le droit de ceci, pas le droit de cela, mais tout cela n’est sans doute que préventif et tout se passe bien. Nous n’avons même pas touché un pétale de rose !

Nous passons devant les divers poulaillers, admirons le plumage des paons, descendons dans l’enclos des petites chèvres, caressons petites têtes et barbichettes, et rendons visite aux poneys. Nous voici maintenant dans le hangar réservé à l’élevage proprement dit ; On y voit de grandes chèvres blanches aux lourdes mamelles, des cochons noirs et des lapins.

La propriétaire nous offre un litre et demi de lait de chèvre à déguster ce soir.

Nous avons parcouru 13 kilomètres.

Puis, même rituel qu’hier soir, c'est-à-dire douches, dîner et veillée pendant laquelle chacun remplit le questionnaire sur la chèvrerie, dessine, complète les jeux du fascicule ; On confronte les réponses et on fait le point. Jean Michel entonne les chants de marin, on s’y met tous en chœur, il faut préparer le veillée de jeudi, il y aura des invités…

 

Mercredi 7 juillet

Nous faisons la connaissance de Loïc, un ami de jean Michel. C’est un gars du pays, passionné de marche et d’histoire locale. Il a préparé l’itinéraire qui doit nous permettre de découvrir le vaste domaine qui appartenait autrefois à la famille de Surcouf.

Nous atteignons d’abord le pont culminant du pays, marqué par une borne ; En grimpant sur les rochers, nous apercevons la pointe de Cancale.

 

Il fait très chaud, aussi sur les conseils de Nicole, nous n’avons pas emmené le pique nique avec nous ; Ginette, Elise et Catherine viennent nous l’apporter  en voiture.  C’est l’heure de repartir, mais voilà que la voiture de Catherine a un pneu crevé. Tandis que Jean Michel et Loïc s’attellent au changement de roue, Guy captive les oreilles des uns et des autres avec des histoires qui font revivre les temps anciens.

Quinto, lui, s’impatiente, d’autant plus que les taons l’énervent . Il en casse même l’anneau de son mousqueton.

Puis moment magique : nous entrons dans la forêt du Mesnil. Les rayons du soleil traversent les feuillages et dessinent des jeux de lumière sur le sol. Nous cheminons sur un sentier. Tout à coup, le terrain présente une belle déclinaison. Nous descendons avec grande prudence et, il faut bien le dire, quelques craintes ; ce n’est pas facile, nos amis les ânes sont des costauds qu’il faut être capable de retenir ! Ouf, nous sommes en bas !

Quelques pas plus loin, Albane s’arrête net . Il faut traverser un ruisseau, elle a les sabots dans la boue, ce n’est pas de son goût. Rien à faire, elle refuse d’avancer…

Alors demi tour. Heureusement la remontée est plus facile que la descente.

Nous changeons d’itinéraire, Loïc est un peu déçu. Il ne savait pas que les ânes n’aiment pas l’eau !

Grande journée, pleine d’émotions, nous avons parcouru 15 kilomètres.

Au retour, on apporte un soin particulier aux ânes ; il ne faut pas oublier que chacun doit boire 10 litres d’eau par jour. L’équipe de soins leur passe du gel sur les pattes et de la citronnelle autour des yeux.

Au cours de la veillée, outre les répétitions de chants, nous jouons à un « devine ce que j’ai dessiné ? » mais aussi, nous affinons notre écoute en essayant de reconnaître les bruits des animaux grâce à une cassette préenregistrée par Jean Michel.

 

Jeudi 8 juillet

Connaissez- vous Alain le « déchirou de braies » ?

C’est quoi un déchirou de braies ? Me direz vous. C’est tout simplement, en patois du pays, un gamin qui court par monts et par vaux et qui rentre à la maison, le pantalon déchiré.

Le gamin a grandi, parcouru le monde et est revenu au pays vivre sa retraite.

Aujourd’hui, lui qui connaît bien le pays, se fait un plaisir de venir accompagner notre petite équipe avec son épouse et ses deux petits enfants.

Nous allons vers la forêt du Mesnil, repassons devant la maison de Surcouf. Nous arrivons dans une clairière au lieu dit « la roche aux Fées » et admirons l’allée couverte. Cette sépulture millénaire entourée d’arbres centenaires sera notre cadre de pique nique !

Puis nous continuons notre chemin en direction du lieu dit « le Perthuis aux chevreuils » et là, ça se complique… le chemin est bien aménagé, trop bien pour notre équipement : des petits ponts de bois permettent aux promeneurs de franchir aisément les fossés ; Ils sont hélas trop étroits pour les carrioles. Guy et Jean Michel se transforment en forts de halles pour les soulever et venir à bout des obstacles. Pendant ce temps là, Quinto s’impatiente encore… mais Nicole et Sacha le maintiennent !

Encore une très belle promenade d’environ 15 kilomètres ;

Et ce soir grande veillée !

 

On commence par partager galettes, saucisses et crêpes …

Il y a de nombreux invités dont Dominique, Sylvie et Elise. Il faut préparer la salle. Rémi Bouilot conteur professionnel et son compère Armel Loche, musicien, sont les premiers arrivés.

Tous deux nous enchantent avec histoires «  La goutte de miel »  « Baguer Pican » « les origines du Champ Dolent » «  le bonhomme du Boël » et plein de chansons. L’ambiance est très conviviale, tous écoutent et reprennent en chœur les paroles et refrains. Petits et grands sont ravis…

 

Vendredi 9 juillet

Dernier jour…

Jean Michel et Dominique organisent un parcours de maniabilité ; le terrain s’y prête fort bien : roches à contourner, talus à franchir, pente à dévaler…

Puis, c’est le grand jeu : On dit dans le pays que l’un des valets de Surcouf a enterré dans la propriété une malle contenant un trésor. Jean Michel s’est renseigné, des indices lui ont été donnés qu’il a recopiés sur quatre papiers : on peut y lire azimuts et distance à franchir…

Quatre équipes dotées de boussoles se lancent à la recherche du trésor perdu et finissent par le découvrir bien à l’abri des regards sous un tas de branchages et de feuilles mortes…

 

Et c’est l’heure de repartir ; les familles arrivent. Le papa de Thibault s’occupe de ramener la grande remorque avec tout le matériel ; Dominique attelle le van avec deux ânes et Jean Guy le van avec les trois autres.

Après un revoir à tous, chacun est reparti avec des souvenirs plein la tête …

Peut-être à l’année prochaine ?

Quasar
Quasar